Dans Ici tout commence, Alice vit un véritable cauchemar depuis que Gaëtan est entre la vie et la mort. La jeune femme va donc prendre tous les risques pour découvrir la vérité. L’occasion d’interroger Noémie Zeitoun, son interprète, à ce sujet !
Alice traverse de sacrés tourments dans Ici tout commence ! Désemparée depuis la prise d’otage et l’état préoccupant de Gaëtan (Terence Telle), la jeune femme vit un vrai drame. Mais alors, les choses peuvent-elles s’arranger pour la jeune femme.
Interrogée par nos soins, Noémie Zeitoun est revenue sur cette intrigue pour le moins intense, mais également sur l’évolution d’Alice depuis son arrivée dans la série. L’occasion d’évoquer les moments forts de son parcours. Confidences !

AlloCiné : Cela fait désormais deux ans que vous avez rejoint le casting de la série et il s’est passé énormément de choses autour du personnage d’Alice. Quel regard portez-vous sur son parcours ?
Noémie Zeitoun (Alice) : C’est un bonheur d’interpréter Alice depuis deux ans. Quand elle est arrivée dans la série, elle n’avait pas vraiment connu grand-chose de la vie : elle n’avait jamais eu d’amis, jamais eu de petit ami, elle était vierge… La pâtisserie était quasiment la seule chose qui comptait pour elle.
Ce qui a été très beau à jouer, c’est de la voir apprendre à s’assumer lorsqu’elle a compris qu’elle était sur le spectre autistique. Elle a progressivement accepté sa différence et elle a commencé à s’épanouir. Puis elle a rencontré des amis comme Hortense et Stanislas, avant de vivre sa première grande histoire d’amour avec Gaëtan.
Au fil des intrigues, Alice est devenue un personnage de plus en plus complexe, avec de nouvelles facettes à explorer. Cette nouvelle arche me plaît beaucoup parce qu’elle lui permet encore de découvrir des choses sur elle-même. C’est passionnant à jouer, même si ce qu’elle traverse est très difficile.
Comment vous travaillez un personnage aussi atypique ?
Franchement, le texte m’aide beaucoup parce que c’est écrit d’une manière particulière. Déjà, je ne vous cache pas que c’est une galère d’apprendre tous ces textes parce que j’ai beaucoup de termes techniques de pâtisserie à apprendre, beaucoup de choses un peu mathématiques à mémoriser.
Quand j’ai lu la fiche personnage il y a deux ans, j’ai commencé à me renseigner sur le spectre autistique, à écouter des podcasts, à voir des émissions, des documentaires. Ça m’a permis de voir à quel point il y avait un spectre large et qu’il ne fallait pas que je me cantonne à une seule manière d’être. On peut être autiste de milliards de façons.
Je me suis beaucoup appuyée sur le texte. En m’entraînant, cette manière de parler est venue naturellement, tout comme sa manière de se tenir très droite. Ça m’aide beaucoup d’ailleurs ; je n’arrive pas trop à jouer Alice si je ne me tiens pas de cette manière-là. Quand je m’entraîne chez moi, je suis obligée de prendre cette posture (qui me fait très mal au dos d’ailleurs !).
C’est important pour vous de représenter cette minorité ?
Ah oui, c’est un honneur. Je reçois tellement de messages bienveillants d’autistes et de personnes proches de personnes autistes qui m’envoient des messages pour me dire : “Merci de nous représenter, merci de ne pas le faire de manière cliché.” Ça me fait plaisir.
Alice vit une belle histoire avec Gaëtan. Est-ce que vous aviez anticipé un tel rapprochement ?
Au début, je pensais qu’elle allait vouloir expérimenter plus longtemps. C’était très cash, elle était vraiment dans un rapport charnel à ses yeux. Elle était prête à coucher avec tous ses amis, elle avait proposé à Stanislas, elle avait même envisagé Joachim (Janis Abrikh) alors qu’il était marié…
Et puis, il y a eu toute cette métaphore de la tomate séchée et de la réglisse où ils ont réalisé qu’ils ne voulaient pas “manger” autre chose. J’adore cette scène où ils se déclarent leur amour. C’est venu naturellement et je trouve que leur couple est désormais une évidence.
Ils sont très différents et pourtant, leur relation se passe à merveille. Qu’est-ce qui fait que cela fonctionne aussi bien selon vous ?
Je pense déjà qu’on a une très belle amitié dans la vie avec Terence Telle et que le plaisir qu’on prend à jouer ensemble transparaît à l’écran. Gaëtan est toujours dans la bienveillance et il ne la juge jamais. Il est toujours en train d’essayer de la comprendre, de faire en sorte qu’elle soit bien. Elle ne se sent jamais jugée avec lui.
Malheureusement, les épreuves s’enchaînent pour elle ces derniers temps. Comment avez-vous réagi en découvrant qu’Alice allait tomber enceinte et le choix qu’elle allait faire ?
En apprenant qu’elle allait tomber enceinte, je me suis dit : “Mince, comment elle va faire ?” Il ne faut pas oublier que ça fait des mois qu’elle répète qu’elle ne veut pas d’enfants. Il y avait déjà eu une intrigue sur le sujet et ça avait été très compliqué entre Gaëtan et elle, car lui a vraiment ce désir d’être père. Je savais que ça n’allait pas être simple.
J’ai su dans la foulée qu’elle allait avorter et forcément, je savais aussi que ça allait être difficile. Ce qui m’a choquée aussi, c’est qu’elle ne le dise pas à Gaëtan. Même si je sais qu’elle ne fonctionne pas comme les autres, je me suis tout de suite dit : “Mais c’est horrible pour Gaëtan.”
Je me suis tout de suite mise à sa place. Sachant qu’il veut être père et que moi je suis maman dans la vie, je me dis que si on me cachait un truc pareil, ça serait horrible… Je comprends très bien sa réaction.
Comment avez-vous réussi à retranscrire toutes les émotions qui ont traversé Alice au moment où elle fait le choix d’avorter ?
L’équipe d’écriture m’avait envoyé des choses sur les symptômes post-avortement. J’ai aussi des amis autour de moi qui ont avorté. C’est un sujet qui nous touche, on peut toutes s’identifier à une femme qui avorte. Je l’ai préparé en me plongeant dans mes émotions.
J’ai fait pas mal de travail avec mes émotions pendant toute cette intrigue, je faisais de la méditation tous les matins pour me recentrer, avec des travaux de projection. Et puis le cadre, le texte, ce petit couple face à elle qui se soutient tandis qu’elle est toute seule… Ça fait de la peine.
En parallèle, Solenn revient dans la vie d’Alice. Comment décririez-vous leur relation ?
Au moment de leurs retrouvailles, on comprend qu’Alice n’est pas enchantée par ce retour. Elle a causé beaucoup de problèmes dans le passé. Le fait que Solène soit aussi à l’aise dans la vie — elle a un style un peu sexy, spontané, sans filtre — c’est quelque chose qui perturbe Alice.
En plus, Alice a perdu un job à cause d’elle parce qu’elle devait rattraper ses bêtises. Il y a un passif. Alice sait que Solenn cause des problèmes et elle n’avait pas tort au final.
Comment s’est passée votre collaboration avec Charlie Loiselier ?
C’était génial ! Charlie Loiselier est une amie de Thomas Vilan qui est un très bon ami à moi aussi sur la série, donc j’avais déjà entendu des bons échos. Dès qu’elle est arrivée sur le plateau, on a mangé ensemble et on est tout de suite devenues copines. C’était super de jouer avec elle, vraiment on a une bonne alchimie. Et je trouve que la ressemblance marche bien ! On n’a pas la même taille, mais on a des traits similaires.
Avec quel personnage ou comédien aimeriez-vous jouer davantage si vous en aviez l’occasion ?
J’ai adoré mon petit duo avec Gaspard (Maxym Anciaux), qui avait aussi son frère autiste. Je joue beaucoup avec Stanislas (Hubert Roulleau), j’adore, on a beaucoup de scènes de comédie sympas. J’adore aussi le personnage de Bianca. Il y a tellement de personnages cools, c’est dur de choisir. Dans les élèves, j’adore aussi Bérénice (Bérénice Tannenberg), Bianca (Alexandra Ferreira), Maya (Alexandra Favalli), Fleur !
J’adore Malou Mullier, son interprète. En plus, Fleur adore la pâtisserie. Humainement, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup. J’adore Ninon (Elsa Bois), mais aussi Carla (Aaricia Lemaire) et Billie (Margaux Aguilar). J’ai beaucoup aimé aussi les scènes avec Anaïs (Julie Sassoust), ça m’a donné envie de plus jouer avec elle. Et Stéphane Blancafort, c’est une pépite. Chaque seconde est un rire avec lui. Et évidemment plein d’autres, comme Anouk (Vanille Lehmann) ou Bakary (Diatrou Cissokho).
Est-ce que vous avez des projets dont vous aimeriez nous parler en dehors d’Ici tout commence ?
Là, j’attends des réponses de super castings, donc je ne veux pas me porter l’œil. Je préfère attendre !
