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“Nos biens personnels vont être saisis” : Lourdement endettés, Pierre et Frédérique, couple phare de L’amour est dans le pré, vont changer de vie

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Pierre et Frédérique, couple phare de la saison 7 de L’amour est dans le pré sur M6, sont lourdement endettés. Le producteur d’armagnac se confie sur la façon dont ses soucis financiers s’apprêtent à bouleverser leur vie dans un entretien pour Le Parisien.

Ils se sont rencontrés lors de la saison 7 de L’amour est dans le pré sur M6 en 2012. Quatorze ans plus tard, Pierre et Frédérique, qui ont eu leur fils Gabriel un an après la diffusion de l’émission, sont toujours ensemble. Si leur petite famille semble solide, ce n’est malheureusement pas le cas de leur exploitation agricole. Ces dernières années, le couple s’était confié sur les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent depuis l’extension de leur vignoble en 2021. Après en avoir parlé sur les réseaux sociaux, ils confirment ce dimanche 1er mars 2026 dans les colonnes du Parisien la fin de leur activité, ainsi que la mise en vente de leur maison suite à un prêt d’un million et demi d’euros qu’ils n’arrivent pas à rembourser.

“Le tribunal nous a signifié qu’il allait nous placer en liquidation judiciaire lors de l’audience du 13 mars”, explique Frédérique au quotidien. Une décision qui oblige Pierre, producteur d’armagnac depuis cinq générations, à quitter ses terres léguées par sa famille. “J’arrête l’agriculture car je ne peux plus continuer. Nos biens personnels vont être saisis pour payer les créanciers, et il ne nous restera rien, plus rien. Il n’y a plus d’échappatoire”, confie-t-il.

“C’était celle de mon arrière-grand-père” : Pierre (L’amour est dans le pré) se confie sur la vente de sa demeure familiale devenue “la maison de l’enfer”

“J’aurais dû m’arrêter avant, mais j’attendais toujours la bonne année, et elle n’est jamais venue”, regrette Pierre, qui avait entamé un expansion massive de 80 hectares en 2021, encouragé par la coopérative auprès de laquelle il est maintenant endetté. “Mais aujourd’hui j’ai une famille, j’ai un fils, et je choisis la survie”, dit celui qui va devoir laisser son héritage agricole derrière lui.

Pour survivre, le couple, qui a renouvelé ses vœux pour les 20 ans de L’amour est dans le pré en 2025, a mis en vente la demeure familiale. “C’était celle de mon arrière-grand-père, celle qui me faisait rêver quand j’étais gamin. Je me disais qu’un jour je vivrais là. (…) Désormais, c’est devenu la maison de l’enfer, celle des huissiers et des contrôles”, détaille l’agriculteur, dont la famille était présente depuis près de deux siècles sur ces terres. “On va peut-être se retrouver dans un mobile home à 150 € par mois avec ma belle-mère mais, au moins, on sera ensemble”, ajoute-t-il.

“On se suicidait” : Pierre et Fred (L’amour est dans le pré), en pleine dépression, avouent avoir pensé au pire

Une décision radicale, qu’ils ont préféré prendre pour le bien de leur fils. “Gabriel ne sera pas agriculteur. Je ne veux pas lui faire vivre ce que j’ai vécu ces quinze dernières années. Je bosse 60 à 80 heures par semaine pour en arriver là…”, affirme Pierre. Après sa rencontre avec Frédérique dans L’amour est dans le pré, il avait développé son activité (boutique, site Internet, maison d’hôtes), doublant son chiffre d’affaires. Malheureusement, entre 2017 et 2020, le producteur d’armagnac perd sa mère, son père, puis sa sœur. Une période de deuil pendant laquelle il pense à s’étendre pour réaliser le rêve de son paternel, qui a finalement tourné au cauchemar.

“Depuis deux ans, nous vivons avec des huissiers presque chaque semaine à la maison et avec, parfois, plus d’une quinzaine de lettres recommandées par jour”, raconte le couple, contraint d’abandonner leur activité de maison d’hôtes. “On a été tous les deux sous anxiolytiques pendant un an. On a les arrêtés car, à un moment, on s’est dit qu’on allait se pendre. Si je n’avais pas été là, avec notre fils Gabriel, on se suicidait. Cela fait deux mois et demi qu’on connaît un burn-out. Un mec seul face à cela se suicide”, avoue Frédérique, qui ne sort même plus dans son jardin de peur de croiser un huissier.

Après une énième déconvenue au tribunal, ils espèrent maintenant valoriser les bouteilles d’armagnac accumulées en stock et peut-être ouvrir une boutique à Mont-de-Marsan. “On vous a donné du bonheur à la télé. Ne nous abandonnez pas maintenant”, concluent-ils, résolus à changer de vie.

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