INTERVIEW. Candidate de la saison 21 de L’amour est dans le pré dont le premier épisode est diffusé ce lundi 17 août sur M6, Manon est prête à trouver l’âme sœur parmi ses prétendants. Dans un entretien à Télé-Loisirs, elle se remémore son portrait et évoque sa maladie, la mucoviscidose.
Une nouvelle vie s’offre peut-être à elle aujourd’hui. Ce lundi 17 août, M6 lance la 21e saison de L’amour est dans le pré avec la diffusion des premiers speed datings. Parmi les candidats, Manon, 24 ans, éleveuse et dresseuse de chevaux en Haute-Garonne, a particulièrement marqué les téléspectateurs durant son portrait. Atteinte de mucoviscidose depuis son plus jeune âge, elle a fait de sa maladie une force plutôt qu’un frein.
Avant de voir ses premiers pas à Paris pour le tête-à-tête avec ses prétendants, Manon s’est confiée à Télé-Loisirs sur son expérience de l’émission, le regard des hommes face à sa maladie et sa rencontre avec Karine Le Marchand.

Manon (L’amour est dans le pré 2026) : “Avant l’émission, la mucoviscidose était un frein pour les hommes”
Télé-Loisirs : Qu’avez-vous ressenti en regardant votre portrait sur M6 ?
Manon : Ça m’a fait bizarre. Mais j’étais vraiment contente de mon portrait. Je l’ai beaucoup aimé, il m’a beaucoup touchée aussi. Quand je l’ai regardé, je n’ai fait que pleurer, évidemment. Moi, je pleure tout le temps. On a regardé l’épisode ensemble avec ma mère et mes grands-parents, avec les chiens. On a adoré.
Vous disiez que votre maladie, la mucoviscidose, avait fait fuir beaucoup d’hommes. Le dire dans votre portrait, c’est faire un premier écrémage ?
Quand j’annonce ma maladie, on fait forcément le rapport avec Grégory Lemarchal, qui n’est plus parmi nous malheureusement. Tout de suite, les hommes se disent “c’est bon, elle va mourir dans dix ans, ça ne sert à rien que je m’emmerde avec elle”.
Sauf que non, en fait ! Oui, il y a des contraintes, des hospitalisations… Si j’ai un conjoint, il faut qu’il soit avec moi, qu’il me soutienne tout comme moi, je le soutiendrais s’il avait quelque chose. Mais maintenant, on vit très bien avec la mucoviscidose. Globalement, on est un petit peu fatigués, mais pour ma part, ça va. Avant L’amour est dans le pré, c’était un frein pour les hommes.
“C’était fatiguant” : Manon explique comment le tournage de L’amour est dans le pré 2026 s’est adapté à sa maladie
Avez-vous dû adapter les journées lors du tournage de la vie à la ferme ?
C’était fatigant. On a adapté, mais sans trop s’adapter, parce que j’allais bien. J’étais tellement contente d’être là, de vivre ces instants magnifiques. Du coup, j’ai enchaîné. Je dormais bien la nuit, c’est sûr. Des fois, on se levait un peu plus tard, le matin, pour qu’on puisse se reposer. Mais c’était très bien.
Était-ce une crainte d’en parler dans votre portrait ?
Il fallait prévenir mais j’avais peur qu’on me catégorise en disant “c’est la fille malade”. Oui, mais il n’y a pas que ça. Je n’ai pas une étiquette mucoviscidose sur la tête. Je suis toujours positive. La maladie, ce n’est pas très positif mais je ne voulais pas qu’on me mette dans cette catégorie de fille malade alors que je vis très bien.
Vos prétendants étaient-ils aux petits soins ?
Absolument, ils étaient plutôt investis sur le sujet. J’ai beaucoup aimé ça parce que je n’ai rencontré que des mecs qui n’en avaient rien à faire, à part ma première relation qui a duré cinq ans. Dès que je ne me sentais pas bien, un peu fatiguée, ils me demandaient si ça allait, s’ils devaient m’apporter de l’eau… Je n’ai rien à dire là-dessus !
Les gens vous reconnaissent-ils dans la rue ?
Pour le moment, je ne bouge pas trop de chez moi à part pour faire mes courses. J’ai énormément de travail donc je passe incognito, donc c’est bien. Quand la saison va démarrer, je pense que ce sera différent.
Je suis récemment allée à un rassemblement pour les chevaux à Bordeaux. Et là, on m’a arrêtée plusieurs fois de prendre des photos, pour discuter. Effectivement, mon portrait a beaucoup touché. On me pose pas mal de questions par rapport à la maladie et ça ne me dérange pas du tout d’y répondre. C’est avec grand plaisir.
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Quelle impression Karine Le Marchand vous a-t-elle fait lors de votre rencontre ?
J’étais très impressionnée. Elle est magnifique, elle a une prestance incroyable. Elle a su me mettre à l’aise, elle est quand même très proche de nous. Tout de suite, je me suis dit qu’elle est comme on la voit à la télé. On voit qu’elle est vraiment investie. Ensuite, j’ai mangé avec elle. C’est une femme géniale.
Avez-vous eu besoin de faire appel à elle pendant le séjour à la ferme ?
Je l’ai appelée lors de l’ouverture du courrier. C’était très important pour moi et j’avais besoin de conseils. J’hésitais et j’avais besoin de savoir ce qu’elle en pensait.
Entre les portraits, les courriers, le speed dating et la vie à la ferme, qu’avez-vous préféré ?
Je dirais que la meilleure partie, c’était quand même la vie à la ferme, découvrir forcément les prétendants. J’ai aussi adoré les speed datings, j’avais hâte de rencontrer les prétendants, même si c’est quand même compliqué de faire un choix. Finalement, j’ai tout adoré.
Y a-t-il des gens qui ont cherché à vous contacter en dehors du cadre de l’émission ?
Pas beaucoup car je me suis fermée sur les réseaux, on ne m’a pas trop trouvée. J’ai eu peut-être 5 messages, c’était très raisonnable. Par contre, je n’ai pas reçu de lettres, mais des bouquets de fleurs surprises. Je suis contente mais c’est anonyme. Ça fait de la décoration pour la maison !
Je suis très présente au niveau de mon haras, je fais beaucoup de communication et donc on me trouve sur Internet. On ne peut pas empêcher les gens de m’écrire, mais je leur demande de ne pas venir chez moi.
